Jâai longtemps cru que les Ă©motions, câĂ©tait pour les autres.
Dans mon enfance, elles nâavaient tout simplement pas de place.
Je suis nĂ©e dans une famille poly-traumatisĂ©e, marquĂ©e par un gĂ©nocide, la fuite, l’exil, oĂč la prioritĂ© Ă©tait de survivre, pas de ressentir.
Mes parents ne parlaient pas. Ils ne me touchaient pas. Ils nâexprimaient rien.
Et, dans le quartier populaire oĂč jâai grandi â marquĂ© par lâimmigration, les histoires difficiles et la duretĂ© quotidienne â câĂ©tait la norme.
On avançait. On encaissait. On ne disait rien.
Pendant des annĂ©es, je pensais que câĂ©tait normal.
Je pensais que jâĂ©tais comme ça, que l’absence d’Ă©motions Ă©tait la norme.
Quand on grandit sans langage émotionnel
Plus tard, une fois adulte, quelque chose en moi a commencĂ© Ă sâouvrir.
CâĂ©tait discret au dĂ©but, presque imperceptible. Pourtant, câĂ©tait lĂ .
Un appel. Une fissure dans le béton intérieur.
Le premier sĂ©isme est arrivĂ© lorsque jâai dĂ©couvert que jâĂ©tais HPI.
Dâun coup, tout prenait sens : la pensĂ©e en arborescence, lâhyper-analyse, la luciditĂ©, la vitesse, l’ennui, la profondeur.
Mais il manquait encore un morceau.
Je savais comment je fonctionnais, mais pas encore comment je me sentais.
Puis est venu le second séisme :
la prise de conscience que jâĂ©tais dans une suppression Ă©motionnelle constante.
Et comment aurait-il pu en ĂȘtre autrement ?
Jâavais grandi dans un environnement oĂč ressentir, câĂ©tait dangereux.
OĂč exprimer quelque chose, câĂ©tait risquĂ©.
OĂč garder pour soi, ĂȘtre forte, câĂ©tait vital.

Le jour oĂč jâai dĂ©couvert ma haute sensibilitĂ©
Et puis un troisiÚme séisme.
Celui qui a tout renversé :
jâai dĂ©couvert ma haute sensibilitĂ©.
Ce nâĂ©tait plus une faiblesse.
Ce nâĂ©tait plus âtropâ.
Ce nâĂ©tait plus un dĂ©faut social Ă corriger.
CâĂ©tait ⊠une vĂ©ritĂ©.
Ma vérité.
Une explication.
Une ouverture.
Un retour Ă moi.
Je me suis vue, pour la premiĂšre fois.
Et je me suis retrouvée.
Chaque étape a été une libération.
Comme si je récupérais les fragments de moi restés suspendus dans différentes époques de ma vie.
Câest ça, au fond, le coaching Ă©motionnel :
un chemin de retrouvailles avec soi.
Une maniĂšre dâentendre, de dĂ©coder et de respecter ce qui vit en nous depuis toujours.
Quand j’apprends enfin Ă ressentir
Sur mon chemin, jâai dĂ» apprendre la base :
écouter.
me reconnaĂźtre.
me comprendre.
Et surtout, accueillir les émotions qui avaient été longtemps tues, enterrées, camouflées.
Il y a eu de la peur. Beaucoup.
Il y a eu de la colĂšre. Oui.
Il y a eu du chagrin. Enormément.
Et il y a eu tellement dâamour.
Un amour retenu, comprimĂ©, qui nâattendait quâun espace pour exister.
Chaque Ă©motion, mĂȘme la plus inconfortable, a Ă©tĂ© une clĂ©.
Une porte qui sâouvrait.
Un morceau de vérité retrouvé.
Et plus je retrouvais ces parts de moi, plus je me sentais complĂšte.
Offrir ce chemin Ă toutes les personnes que la vie mâenvoie
Quand on renaĂźt ainsi Ă soi, on ne peut plus revenir en arriĂšre.
Alors jâai eu envie dâoffrir ce cadeau Ă toutes les personnes que lâUnivers mettrait sur mon chemin.
Pas pour âsauverâ.
Mais pour transmettre.
Jâai choisi les outils qui mâont aidĂ©e :
- le coaching émotionnel,
- lâhypnose,
- lâEFT,
- la systémie,
- la florithérapie,
- lâĂ©coute sensible et intuitive.
Pas pour que les gens deviennent dépendants.
Mais pour quâils deviennent libres.
Chaque histoire que jâaccompagne me rappelle dâoĂč je viens.
Et me montre ce que les émotions peuvent transformer lorsque, enfin, on les écoute.
Si tu veux, toi aussi, apprendre à te reconnaßtre, à te décoder et à accueillir ce qui vit en toi, tu peux découvrir mon approche ici :
đ Coaching personnel
Et pour mieux me connaĂźtre :
đ Ă propos de moi